• Droits dérivés : Il a la qualité d'ayant droit du chef d’entreprise en matière de maladie
- maternité - invalidité - décès
- et de vieillesse (pension de réversion).
• Droits directs :
Le conjoint collaborateur est affilé personnellement de manière obligatoire à l’assurance vieillesse du chef d’entreprise.
Il cotise alors sur :
- Un revenu forfaitaire égal au tiers du plafond de la sécurité sociale
- Une fraction du revenu professionnel du chef d'entreprise sans partage du BIC :
- 1/3 du revenu sans partage
- 1/2 du revenu du chef d'entreprise sans partage
- Avec l'accord du chef d’entreprise, sur une fraction de son revenu professionnel avec partage du BIC (pas d’augmentation de charges) :
- 1/3 du revenu du chef d'entreprise avec partage
- 1/2 du revenu du chef d'entreprise avec partage
Ces cotisations sont déductibles en totalité des assiettes fiscales et sociales au même titre que celles du chef d’entreprise.
Elle bénéficie de droits propres en matière de maternité
- une indemnité forfaitaire de repos maternel destinée à compenser partiellement la diminution de son activité pendant son congé maternité, qui est attribuée pour moitié lors d'un premier versement à la fin du 7e mois de grossesse et pour moitié après l'accouchement, égale à deux fois le montant du Smic mensuel. (2714,14 € si naissance, 1.357,07 € si adoption au 1er/01/2006)
- une indemnité de remplacement lorsqu'elle fait appel à du personnel salarié pour la remplacer dans les travaux professionnels ou ménagers qui peut désormais couvrir, sur demande, 56 jours maximum, consécutifs ou non. (1.356,88 € à 3.392,20 € en 2006)
Rappel : l'indemnité de remplacement pour maternité est due à condition :
- qu'elle cesse son activité ;
- qu'elle se fasse remplacer pendant au moins une semaine dans la période comprise entre 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement et 10 semaines après.
Enfin, le montant de l'indemnité quotidienne de remplacement est égal au coût réel du remplacement retenu dans la limite d'un plafond fixé à 1/56 d'un montant correspondant à deux fois le Smic mensuel (base 169 heures), soit 48,46 € actuellement.
• Congé de paternité :
Les pères qui ont le statut de conjoint collaborateur bénéficient d’une indemnité de remplacement dès lors qu’ils se font remplacer par du personnel salarié dans les travaux professionnels ou ménagers qu’ils effectuent habituellement. Cette indemnité est égale aux frais réels exposés dans la limite de 48,46 € / jour en cas de naissances ou d’adoption (congé de 11 jours). Le congé doit débuter dans les 4 mois qui suivent la naissance ou l’adoption de l’enfant.
• Le conjoint collaborateur peut adhérer aux contrats d’assurance de groupe « MADELIN », seul ou avec le chef d’entreprise (retraite et prévoyance : maladie, décès, invalidité).
• Il cotise à la formation professionnelle continue (FPC)
• Il peut bénéficier d’un Plan d’Epargne Entreprise (PEE) dans l’entreprise (minimum 1 salarié)
Attention ! Il ne peut pas être affilié au régime du chômage UNEDIC (pas salarié)
Vous exercez une profession libérale : votre conjoint, en tant que collaborateur, peut se constituer une retraite personnelle de base, mais pas de retraite complémentaire. Pour cela, votre conjoint doit verser la moitié de la cotisation forfaitaire du régime de base et le quart proportionnel à ce que vous versez vous-même dans le cadre du régime de base. Votre conjoint et vous-même devez adresser une demande à votre caisse vieillesse. Ces cotisations volontaires sont déductibles en totalité des assiettes fiscales et sociales au même titre que celles du chef d’entreprise.
En outre, les cotisations versées à titre facultatif par les conjoints collaborateurs au titre des contrats d’assurance de groupe et des régimes facultatifs mis en place par les organismes de sécurité sociale pour leur protection sociale personnelle sont déductibles des résultats imposables dans les mêmes conditions et limites que pour les exploitants.
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